C’est quoi un crédit ?
Un crédit représente environ 30 heures de travail étudiant (cours, études, lectures, travaux, examens…) selon le décret paysage.
Chaque unité d’enseignement (UE) est valorisée en crédits.
Une année complète à temps plein = 60 crédits.
Tu réussis une UE si tu obtiens au moins 10/20 à l’évaluation finale.
La réussite et la validation
Tu réussis ton année si tu valides l’intégralité de ton programme annuel étudiant (PAE).
La réussite d’une UE tient au seuil de 10/20 (art 77 RGE)
Mais attention : même si tu rates un ou plusieurs cours, le jury peut décider de t’octroyer les crédits d’une UE non réussie, si ta moyenne générale est suffisante et que ton parcours est jugé cohérent.
✅ Cette pratique est appelée créditation (art. 92 du RGE).
Le jury ne peut créditer une UE non réussie que « pour autant que la moyenne de 10/20 soit atteinte pour l'ensemble des unités d'enseignement validées dans le cycle », et s'il crédite une UE sous 10/20, « il maintient la note telle quelle, mais motive sa décision ».
La moyenne n’est pas une condition de réussite : elle intervient pour la créditation et pour les mentions de cycle.
Mentions de réussite
À la fin d’un cycle (ex. bachelier ou master), tu peux obtenir une mention selon ta moyenne globale (art. 93 RGE) :
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Sans mention : moyenne ≥ 10/20 et < 12/20
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Avec satisfaction : moyenne ≥ 12/20
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Avec distinction : moyenne ≥ 14/20
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Avec grande distinction : moyenne ≥ 16/20
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Avec la plus grande distinction : moyenne ≥ 18/20
Attention qu’il s’agit d’une règle générale : les modalités précises d'attribution des mentions sont précisées dans les dispositions facultaires spécifiques (art. 93, dernier alinéa, RGE)Les modalités peuvent varier légèrement selon les facultés. Il faut dans ce cas contacter ton secrétariat facultaire afin de connaitre, s’ils les divulguent publiquement, les modalités de délibérations et les notes nécessaires pour obtenir une mention.
Et si tu rates un cours ?
D’une part, tu as plusieurs droits :
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Consultation des copies : tu as le droit de consulter ta copie par le biais d’une visite de copie effective que le professeur doit mettre en place (art. 79 et 80 RGE) ;
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Le droit à contester ta note sous 3 jours en cas d’irrégularité à l’évaluation (on te renvoie vers le site du BEA)
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Le droit de présenter à nouveau ton examen à la session suivante, sous réserve de t’être enregistré à la seconde session (chaque faculté possède ses propres modalités à cet effet). Si tu représentes ton examen, tu abandonnes la note déjà obtenue : sSseule la dernière note obtenue comptera pour ta moyenne (art. 92).
À l’ULB, il existe trois périodes d’évaluation de fin de quadrimestre :
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janvier (1er quadrimestre),
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juin (2e quadrimestre),
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et août-septembre (troisième quadrimestre seconde session).
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Après septembre (session ouverte, cas exceptionnels, notamment en cas d’absence justifiée, avec accord du jury)
Attention, régime particulier du bloc 1 (art. 73) : en BA1, une note supérieure ou égale à 10/20 obtenue au premier quadrimestre est portée en délibération et ne peut plus être représentée. Une note inférieure à 10/20 peut être abandonnée via MonULB pour représenter l'UE au deuxième quadrimestre, avec un risque d'« absent » en cas de non-présentation.
La finançabilité
Finançabilité : de quoi on parle
En Belgique francophone, tes études ne sont pas payées uniquement par ton minerval.
La plus grosse partie du coût est prise en charge par la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui verse un subside à ton établissement pour chaque étudiant·e « finançable ». La finançabilité, c'est donc l'ensemble des règles qui déterminent si ton inscription ouvre ou non ce financement. Elles sont fixées à l'article 5 du décret du 11 avril 2014 adaptant le financement des établissements d'enseignement supérieur à la nouvelle organisation des études.
Deux choses à retenir tout de suite. D'abord, ces règles ne sont pas une invention de l'ULB : elles viennent du législateur de la Fédération Wallonie-Bruxelles et s'appliquent partout, universités et hautes écoles confondues. Ensuite, elles conditionnent ton inscription : lorsque tu n'es plus finançable, l'établissement ne perçoit plus de subside et peut refuser ton inscription ou ta réinscription (article 96 du décret du 7 novembre 2013, dit décret Paysage).
Non, tu ne peux pas simplement payer de ta poche
C'est la question qui revient le plus souvent, et la réponse est non.
La non-finançabilité n'est pas une facture qu'on pourrait régler soi-même pour continuer : le système ne prévoit pas de rachat du subside manquant. Ce n'est donc pas une question de moyens financiers, mais de règles d'accès. À l'inverse, être non finançable ne signifie pas non plus que tes études s'arrêtent définitivement. Il existe des procédures de dérogation, et le compteur n'est pas figé à vie.
Ce que la règle regarde
Retiens le principe, pas les chiffres : la finançabilité s'apprécie sur ton parcours dans l'enseignement supérieur, et pas seulement sur ta dernière année. Trois réflexes utiles.
Tout ton parcours compte, y compris les années effectuées dans un autre établissement et à l'étranger. Une année « oubliée » quelque part n'est pas invisible.
On compte des inscriptions, pas des années civiles ni des blocs. À chaque étape, un nombre minimum de crédits doit être acquis. Les seuils diffèrent selon que tu es en bachelier ou en master, et selon le format de ton master.
Enfin, la finançabilité se calcule cycle par cycle. Passer du bachelier au master, c'est repartir sur un nouveau compteur.
Les soupapes prévues par le décret
Le système n'est pas aveugle.Plusieurs mécanismes donnent de l'air, et il serait dommage de ne pas les connaître.
Une réorientation peut ouvrir une inscription supplémentaire pour atteindre les seuils.
Un allègement de ton programme annuel aussi, proportionnellement.
Un programme complémentaire, lorsque tu accèdes à un master via une passerelle, donne du temps additionnel. Et le temps lui-même joue : après une période suffisamment longue sans inscription dans un cycle donné, on repart de zéro pour ce cycle.
Ces mécanismes ne se cumulent pas toujours et obéissent chacun à des conditions précises. C'est exactement le genre de détail à faire vérifier plutôt qu'à estimer soi-même.
Un réflexe qui sauve des dossiers
Si tu réalises en début d'année académique que tu t'es trompé·e de voie, ou que tu ne pourras pas assumer l'année, sache qu'une annulation d'inscription introduite dans le délai prévu par le Règlement général des études fait que l'année n'est pas comptabilisée dans ton parcours.
Passé ce délai, l'année compte, quelle que soit ta présence effective aux cours et aux examens. Ce délai tombe tôt dans l'année, bien avant la première session : renseigne-toi immédiatement auprès du Service des inscriptions plutôt que d'attendre de voir comment se passe janvier.
C'est probablement l'information la plus rentable de cette page.
Si tu es déclaré·e non finançable
La décision t'est notifiée, et cette notification est ton document de travail : elle contient le motif du refus, la procédure à suivre et le délai pour réagir. Ce délai est court et il est prévu à peine d'irrecevabilité. Ne le laisse pas filer, même si ton dossier n'est pas encore complet.
Deux démarches distinctes existent, et il est possible de les mener de front.
La première est la demande de dérogation. Elle s'introduit en ligne via ton dossier de candidature et elle repose sur des circonstances exceptionnelles d'ordre non académique, à documenter par des pièces justificatives. C'est le Vice-Recteur en charge des affaires étudiantes qui décide. Retiens que si la dérogation est accordée, elle vaut pour l'année académique concernée : elle ne crée pas un droit acquis pour la suite.
La seconde est la contestation du statut lui-même, si tu estimes que le calcul est erroné, par exemple parce qu'une année ou des crédits ont été mal encodés. Le formulaire prévoit une case dédiée à cet effet. La question est alors soumise au Délégué du Gouvernement, dont l'avis s'impose : s'il conclut que tu es finançable, le refus tombe.
À ne pas confondre
La finançabilité détermine si tu peux t'inscrire.
Elle n'a rien à voir avec le montant de tes droits d'inscription, avec l'octroi d'une bourse ou d'une allocation d'études, avec les conditions d'accès propres à un programme, ni avec les règles de délibération et de réussite. Ce sont quatre logiques différentes, avec quatre interlocuteurs différents.
Où vérifier, et qui contacter
Les règles de finançabilité évoluent régulièrement.
Ce guide t'en donne la logique, pas le détail chiffré : pour les seuils applicables à ton année et à ton cursus, va toujours à la source.
Le site de la Fédération Wallonie-Bruxelles mesetudes.be présente les règles à jour et propose un simulateur pour estimer ta situation.
La page « Finançabilité » du site de l'ULB reprend les balises telles qu'appliquées chez nous, ainsi que les mécanismes de bonus. Les commissaires et délégué·es du gouvernement disposent également d'un site d'information sur ces questions.
Pour toute question portant sur ton parcours personnel, c'est-à-dire pour savoir si tu es finançable, ce que vaut telle année dans ton compteur ou quelles sont tes options concrètes, adresse-toi directement à la direction du Service des inscriptions : direction.service.inscriptions@ulb.be. C'est le seul service qui a accès à ton dossier complet et qui peut te répondre valablement.
Le BEA peut t'expliquer le cadre, les procédures et tes voies de recours, mais ne calcule pas de finançabilité individuelle.